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Un mur appelé Québec
Une bonne partie de nos écoles, hôpitaux, ponts et routes arrivent en phase terminale. Le système de santé ne fournit plus depuis longtemps et nous continuons à vieillir. Nos services publics censément universels ne l’ont jamais vraiment été. Nos politiques économiques accumulent les échecs. Pourtant, un peu comme des zombies, on marche docilement vers le mur en poursuivant un modèle cassé. Même nos institutions démocratiques semblent avoir atteint leurs limites.
Avez-vous voté pour ça?
La dernière fois qu’une majorité de Québécois ont voté pour le parti qui a remporté les élections, c’était en 1985. La fois d’avant, en 1973. Après Jean Lesage, presque tous nos gouvernements ont été élus par une minorité d’entre nous. Le prochain gouvernement « majoritaire » pourrait être formé par un parti qui ne recueillera que le tiers des voix. De moins en moins de Québécois se sentent représentés par nos gouvernements. La confiance baisse. Le cynisme croit.
Avez-vous voté pour ça aussi?
En s’en tenant trop souvent au théâtre, aux lignes de communication, aux rapports de force, aux coulisses et aux sondages, comme si la joute politique était un match de hockey, comme si seul le pointage comptait, les médias sont en partie responsables de ce cul-de-sac démocratique.
Peut-être aurait-on intérêt à ce que nos politiciens « gagnent » un peu moins souvent. On serait moins nombreux à perdre, et un plus nombreux à avancer ensemble.
C’est d’un peu tout ça qu’il sera question ici.
Qui suis-je?
Je m’appelle Patrick Déry.
Je suis rédacteur et analyste de politiques publiques. Concrètement, j’écris pour moi et je réécris pour d’autres. Je suis aussi une bibitte à chiffres, qui aime faire parler les données et vérifier si les faits correspondent aux prétentions des politiciens et aux grands titres des médias.
J’ai publié de nombreux textes sur des enjeux de politique publique (dont plusieurs se retrouvent dans la Voûte de ce site) et donné plus d’une centaine d’entrevues ces dernières années.
J’ai étudié le droit, eu ma propre entreprise pendant neuf ans, étudié en journalisme, travaillé au sein de plusieurs médias, incluant Le Journal de Montréal et La Presse, où j’ai géré la section Débats pendant deux ans.
J’ai aussi travaillé avec des think tanks, un à droite, un au centre et un autre à gauche. J’ai aussi travaillé pour un parti politique pour lequel je n’ai jamais voté. La partisanerie et l’idéologie m’intéressent moins que les bonnes idées et les meilleures pratiques, appuyées par les faits et les données. Quand je me trompe, je préfère changer d’idée que tordre la réalité. (C’est moins compliqué et je dors mieux.)
J’ai été très actif ces dernières années sur les médias sociaux. L’intérêt que mes publications ont suscité m’a montré qu’il y avait un espace et un appétit pour une lecture différente de nos débats publics. L’urgence de notre situation me dit que c’est nécessaire.
C’est le projet que je veux poursuivre ici, avec votre soutien.


