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Avatar de Line Pelletier

Je n’ai jamais voté pour le PLQ et j’y songe. Premièrement il faut sortir du débat existentiel sur la souveraineté. S’il y a un mauvais « timings » pour parler d’indépendance, c’est maintenant. Ça le PLQ devrait en profiter. Votre analyse souffre aussi du manque de référence à un passé proche. Le gouvernement Charest a laissé des traces profondes. C’est l’objection que j’entends le plus souvent chez mes amies et collègues qui ne savent pas encore pour qui ils voteront.

Je fais une suggestion simple qui je crois permettrait au PLQ ou à un autre parti d’aller se chercher des appuis : revenir au concret.

L’an dernier, on a découvert et réparé un trou sur l’autoroute 40 près de Berthier. Cette semaine, c’est arrivé à Labelle sur la route 117. L’adaptation aux changements climatiques exigera des adaptations dans nos infrastructures routières. Nous avons l’expertise au Québec mais il faut un plan concret avec des échéanciers et des budgets. Même chose pour la réforme de la fiscalité municipale. J’aurais une longue liste de choses concrètes que le gouvernement provincial pourrait et devrait faire. On ne parlerait pas de souveraineté, ni de gauche ou de droite mais d’éléments concrets de la réalité quotidienne des gens. Qu’en pensez-vous?

Avatar de Claude Desjardins

Texte vraiment stimulant, et la séquence sur la loi 96 est finement observée. Une nuance, peut-être, sur le recul libéral : il coïncide avec un autre événement majeur, l'arrivée de Christine Fréchette à la tête de la CAQ. Le PLQ plafonne à 32 % à la mi-avril, juste comme la CAQ amorce sa remontée d'une dizaine de points — « l'effet Fréchette » qu'évoquent les sondeurs. Difficile, dès lors, d'attribuer la glissade aux seuls trois jours de cafouillage linguistique. Vous le présentez comme une lecture personnelle, et c'est tout à votre honneur ; j'aurais simplement aimé voir cette explication concurrente pesée dans la balance.

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