Je ne rendrai pas hommage à François Legault
Être premier ministre n'est pas un prix de présence.
(English version available here.)
C’était un « départ émotif ». Il avait « le sens de l’État ». Il « aimait le Québec ». Les hommages ont déboulé après le dernier discours de François Legault à l’Assemblée nationale. De ses alliés. De ses adversaires. Des journalistes.
« Toute la nation lui est reconnaissante ».
Vraiment? Avec à peine 10 % d’intentions de vote pour le parti qu’il a fondé, on pourrait penser le contraire.
Et pourquoi lui rend-on hommage, au juste? Pour ses accomplissements, ou simplement pour avoir été là?
Je ne rendrai pas hommage à François Legault pour l’éducation, dont il avait fait sa priorité. Le nombre d’enseignants démissionnaires a doublé depuis 2018. Chaque année, quand l’école commence, des milliers de classes n’ont pas de prof.
Les jeunes enseignantes, en particulier, continuent de décrocher en masse en début de carrière. Elles demandaient de l’aide et un horaire de travail un peu plus stable et prévisible. On leur a donné de l’argent, qu’elles méritaient, mais ça n’a réglé aucun des problèmes. Pendant ce temps, le Québec continue d’avoir le pire taux de diplomation secondaire au pays.
Je ne rendrai pas hommage à François Legault pour l’attente à l’urgence, un médecin de famille, un spécialiste ou pour se faire opérer, qui ont toutes augmenté. La capacité de notre système de santé à soigner une population vieillissante a diminué, ce qui annonce une catastrophe pour les années à venir. Un virage résolu vers les soins à domicile se fait toujours attendre. On aurait pu espérer qu’un ancien ministre de la Santé aurait eu le temps de penser à ce qui n’avait pas fonctionné pendant qu’il était en poste. Au lieu de rendre le paquebot de la santé plus agile, on a simplement changé son nom.
Je ne rendrai pas hommage à François Legault pour la rémunération des médecins qui a encore augmenté alors que notre accès diminue, qu’il promettait l’inverse et qu’il a nous a menti en pleine face sur sa réforme ratée. Un médecin de famille sur vingt pratique aujourd’hui hors du réseau public, un sommet historique. On aurait au moins pu réglementer leurs tarifs et rembourser le coût de la consultation, comme d’autres provinces le font. Trop simple.
Je ne rendrai pas hommage à François Legault pour les milliers d’aînés qui attendent une place en CHSLD, ni pour les maisons des aînés, une promesse phare de la CAQ devenue un échec coûteux et cuisant. Des maisons des aînés sont aujourd’hui incapables d’accueillir des patients à leur pleine capacité, faute de personnel. D’autres sont carrément vides depuis leur construction. Pendant ce temps, des vieux perdent le peu d’autonomie qu’il leur restait, coincés dans un hôpital où ils ne devraient plus être, accaparant des lits d’hôpitaux déjà rares. La conversion des places de CHSLD non subventionnées avance à pas de tortue, ce qui ajoute à l’injure de la vieillesse l’insulte de la ruine financière. Réglez donc l’accessibilité, on s’occupera de la paperasse plus tard.
Je ne rendrai pas hommage à François Legault pour les services à la petite enfance. Près de 30 ans après la mise en place des CPE, nos services de garde subventionnés ne sont toujours pas universels. Si vous êtes chanceux, votre enfant va avoir une place à bas tarif avec du personnel qualifié et stable. Sinon, ça va être dans une garderie qui fait ce qu’elle peut avec du personnel sous-payé et le roulement qui vient avec. Ici aussi, la conversion des places avance au rythme de la bureaucratie et de conditions tatillonnes. Réglez donc l’accessibilité (encore), on s’occupera de la paperasse plus tard.
Parlant de paperasse. La taille de l’État, en nombre d’employés, a crû presque trois fois plus vite que la population du Québec. En 2018, François Legault avait promis un État plus mince et plus efficace. Ni l’un ni l’autre ne sont arrivés. On parle du milliard et plus que va coûter SAAQClic? Des projets informatiques en santé? Du reste? Sur 177 projets d’informatisation, le tiers est en retard, certains par plusieurs années. Bonjour les dépassements de coûts. Je ne rendrai pas hommage à François Legault pour ça non plus.
Je ne rendrai pas hommage à François Legault pour les six milliards engloutis en subventions à des entreprises, sans résultats mesurables ou sinon en pure perte: de Northvolt à Nemaska Lithium, en passant par Lion électrique, Recyclage Carbone Varennes et les « baleines volantes », pour n’en nommer que quelques-unes. Juste en 2023-2024, le ministère de l’Économie a « investi » 2,5 milliards dans 1850 entreprises. Le tout, évidemment, avec une transparence minimale, comme s’il s’agissait de son argent, et non du nôtre.
Je ne rendrai pas hommage à François Legault pour notre dette, qui s’accroit d’une dizaine de milliards chaque année, ni pour les baisses d’impôts dont même le Conseil du patronat ne voulait pas — pendant que nos services publics s’empirent —, ni pour la pluie de chèques envoyés à presque chaque contribuable au coût de plusieurs milliards, ce qui est la dernière chose à faire pour endiguer l’inflation. Apparemment, il n’y a pas de cours d’économie dans les départements de comptabilité…
Je ne rendrai pas hommage à François Legault pour nos infrastructures publiques qui tombent en ruine. Pendant huit ans, nos ponts, nos routes, nos écoles, nos hôpitaux ont continué à se dégrader plus vite qu’on ne les réparait. Le déficit de maintien d’actifs, soit ce que ça prendrait pour tout retaper, est maintenant de 45 milliards $. La semaine dernière, on apprenait que ça n’incluait pas nos infrastructures d’eau qui, sans faire de mauvais jeux de mots, coulent de partout. De 45 milliards $, on double le total à 90 milliards $. On pourrait rebâtir les pyramides d’Égypte pour moins que ça. M. Legault a décidé d’avoir son propre projet pharaonique sous le fleuve. Ce qui nous mène à…
Je ne rendrai pas hommage à François Legault pour avoir mis une grosse partie de son capital politique dans un tunnel aussi inutile qu’irréaliste. Dans sa première mouture, le projet de 3e lien entre Québec et Lévis était le tunnel le plus large au monde, devait être creusé par un tunnelier qui devait encore être inventé, dans une zone dont la stabilité du sol était incertaine, pour répondre à des besoins factuellement inexistants et possiblement empirer la congestion routière dans la région de Québec, et sans aucune étude ne l’appuyant. Six milliards? Huit milliards? Dix milliards? Ça coûtera ce que ça coûtera. Lâchez-moi avec les GES, les données et les notions élémentaires d’urbanisme.
De monotube en bitube, le tunnel maudit s’est transformé avant de mourir sous le poids de son indéfendabilité, avant d’être ressuscité le lendemain d’une élection partielle à Québec, lors de laquelle la CAQ a mangé une volée. Pourtant, à peine quelques mois plus tôt, la vice-première ministre avait montré, montagne de cartables à l’appui, que le 3e lien était injustifiable. À défaut d’avoir pu creuser son tunnel, M. Legault a labouré profondément le sillon du cynisme.
Je ne rendrai pas hommage à François Legault pour la hausse de salaire de 30 % accordée à nos députés (et qui totalise 45 % au bout de trois ans…), alors qu’ils étaient déjà les législateurs provinciaux les mieux payés au pays et bénéficiaient d’un régime de retraite particulièrement généreux. Mais, que voulez-vous, il fallait calmer les mécontents dans le caucus après l’abandon du 3e lien, et un député caquiste se plaignait même qu’il ne voyait pas sa mère assez souvent. M. Legault a même eu le front de bœuf de dire que ça prenait « du courage » pour se comporter de façon aussi indécente.
Je ne rendrai pas hommage à François Legault d’avoir fait venir à coups de millions une équipe de hockey jouer deux matchs hors concours et annoncer presque en même temps qu’il n’y avait pas assez d’argent pour des banques alimentaires, dont l’une d’elles est à un jet de pierre du Centre Vidéotron. Une ligne pour les billets, l’autre pour les dons d’aliments. C’était d’autant plus inepte quand on sait que des matchs hors concours ont été joués ailleurs « gratis », et que la LNH a même placé des matchs réguliers en Europe, sans qu’aucune subvention n’ait été accordée. Mais peut-on vraiment attendre un minimum de jugement et de sens critique de la part d’un premier ministre groupie qui a nommé un ministre responsable du retour des Nordiques?
Je ne rendrai pas hommage à François Legault d’avoir renié sa promesse de réformer le mode de scrutin pour rendre notre démocratie plus représentative et plus équitable envers les électeurs, un engagement solennel, pris solidairement avec les autres partis d’opposition, photos et signature à l’appui. « Vous pouvez compter sur nous », avait alors dit le chef de la CAQ. C’est comme le reste…
Je ne rendrai pas hommage à François Legault pour avoir saboté plus de 40 ans de consensus démocratique en charcutant sous le bâillon la Charte québécoise des droits et libertés, que nos élus avaient pourtant réussi, avant l’arrivée de la CAQ, à faire évoluer patiemment à coups de quasi-unanimité, toujours pour ajouter des droits, jamais pour en retirer. Ce printemps, le Québec pourrait inscrire une première mondiale en se dotant d’une Constitution qui va laisser ses citoyens avec moins de droits, plutôt que de les garantir, sorte de cadeau de départ d’un gouvernement ne recueillant que 10 % d’appuis dans la population,
Je ne rendrai pas hommage à François Legault de s’être servi de Québécois venus d’ailleurs comme du carburant électoral, d’avoir qualifié de « suicidaire » un seuil d’immigration que son propre gouvernement a quand même fini par dépasser, d’avoir mis le feu à répétition sur nos peurs identitaires, d’avoir comparé le Québec, où près de 94 % de la population parle français, à la Louisiane, où le français est pratiquement éteint.
Je ne rendrai pas hommage à François Legault pour avoir délibérément, et de façon répétée, brimé les droits de minorités religieuses, sans jamais démontrer que les Québécoises ciblées avaient causé un seul problème. Au départ, c’était les personnes « en situation d’autorité ». Aujourd’hui, ce sont les employées des cafétérias et les bénévoles de bibliothèque. Le rôle d’un gouvernement est de protéger ses minorités et ses citoyens les plus vulnérables, et non d’en faire de la chair à canon politique.
Je ne rendrai pas hommage à François Legault en particulier pour l’hypocrisie monstrueuse qui a consisté à présenter les Québécoises portant un hidjab comme un danger immédiat pour nos enfants, mais de tolérer via une clause grand-père leur présence possible pendant des décennies, pourvu qu’elles ne changent pas d’emploi. C’est grave et urgent, ou ça ne l’est pas? Si vous croyiez encore qu’il y avait une justification légitime derrière tout ça, ça devrait avoir raison de vos derniers doutes.
Je ne rendrai pas hommage à François Legault pour avoir mis en doute à maintes reprises la loyauté et l’amour du Québec de celles et ceux qui avaient des idées différentes des siennes et qui ont jugé nécessaire de le contredire ou de le critiquer, pour s’en être ainsi pris tour à tour aux anglophones, aux immigrants, aux wokes, aux Montréalais, aux maires, aux journalistes et à d’autres selon qui était l’ennemi commode du jour, et pour nous avoir joué à maintes reprises les uns contre les autres, alors que sa responsabilité première était de nous unir.
Quand tu en es rendu à faire de la politique contre à peu près tout le monde, une petite lumière devrait allumer. M. Legault, lui, rêvait à un troisième mandat.
Le plus grand mérite de François Legault est d’avoir été là quand on était au plus mal. C’est arrivé par hasard avec la calamité de la covid. Le premier ministre a eu le bon ton, qui a fait de lui une sorte de bienveillant mononcle de la nation.
Mais les décisions prises par son gouvernement ne résistaient pas à une analyse rigoureuse. Au fil des multiples conférences de presse où l’on a retenu son ton rassurant, il est devenu vite évident que M. Legault ne comprenait pas ce qui se passait, interprétait mal les chiffres et les tendances, et disait généralement n’importe quoi. À au moins 20 reprises, le premier ministre nous a dit que « c’était sous contrôle ». C’était presque toujours faux.
Le Québec n’est pas le seul endroit où la pandémie a frappé dur, mais certains pays, proactifs et à l’avant-garde, s’en sont mieux tirés. Le Québec a eu le luxe d’être sur la fin de chaque vague. Au lieu de profiter des expériences des autres, nos dirigeants sont généralement restés assis sur leurs mains plus longtemps, et l’essentiel de notre action gouvernementale a consisté à confiner et à déconfiner à répétition, au lieu d’utiliser tous les outils à notre disposition et de faire preuve d’audace et d’imagination.
Et cette photo prise en janvier 2021 pendant que des dizaines de Québécois mouraient chaque jour, que nos hôpitaux étaient au point de rupture et qu’il était manifeste que nos dirigeants s’étaient plantés solide encore une fois, malgré l’expérience du printemps précédent et les multiples signaux d’alarme venus de l’Europe, puis d’ici, tout au long de l’automne.
Avec le recul, ça reste ahurissant de voir comment, après toutes ses années en politique, M. Legault est resté avec une compréhension si faible et approximative des grands déterminants des politiques publiques.
Il a érigé en méthode la gouvernance par intuition et par slogans, au lieu de faire la promotion des meilleures politiques et de l’imagination et de la curiosité intellectuelle nécessaires à leur élaboration et à leur mise en place.
Encore aujourd’hui, il défend l’interventionnisme économique désastreux qui a marqué ses années au pouvoir et demande que ses successeurs poursuivent dans la même voie. Combien de milliards aurait-il fallu perdre pour le sortir du déni?
Imaginez ce qu’aurait pu donner un gouvernement de la CAQ compétent, avec un premier ministre et des ministres qui avaient fait leurs devoirs avant d’arriver au pouvoir, au lieu de la bande d’idéologues et de populistes brouillons qui ont tenu les rênes du pouvoir depuis sept ans?
Imaginez si François Legault avait réellement mis la question nationale de côté, comme il avait initialement l’intention de faire, et canalisé toute l’action gouvernementale vers l’éducation, la santé, l’amélioration des politiques familiales, les soins aux aînés, l’environnement, la transition vers une société où on devra offrir plus de services avec moins de bras, la remise à niveau et le maintien de nos infrastructures, la recherche et la recension active des meilleures pratiques un peu partout, le renouveau de notre démocratie, des politiques optimistes et rassembleuses de promotion du français, et ainsi de suite, plutôt que gaspiller autant de temps et d’énergie à brandir des épouvantails sur notre disparition prochaine ou de supposées attaques contre nos valeurs?
Imaginez s’il avait appuyé à fond sur le transport en commun comme solution pérenne à la congestion et à l’éternelle expansion routière, au lieu de se battre bêtement avec deux maires de sa propre capitale à propos du système moderne de transport en commun qui lui manque encore?
Imaginez si le premier ministre et ancien ministre de la Santé qu’était M. Legault avait su ce qu’il faisait, et qu’au lieu de bêtement promettre de baisser l’attente à 90 minutes à l’urgence, il avait plutôt réalisé qu’il se comparait avec des pays qui ont plus de médecins, plus de lits d’hôpitaux, de meilleures incitations pour leurs établissements de santé, de meilleurs outils et de meilleures politiques, et qu’il avait agi en conséquence?
Au lieu d’avoir perdu huit ans, on commencerait à voir des résultats, de l’espoir que les choses s’améliorent, un encouragement à poursuivre les efforts et les sacrifices vers un objectif commun noble et inspirant. Au lieu de ça, on se retrouve un peu devant rien, avec encore presque tout à faire, et moins de temps et de moyens qu’on avait.
Vous allez me dire que les libéraux n’avaient pas fait mieux avant? Vous n’avez pas tort. Je n’aurais pas rendu plus hommage à Jean Charest pour sa décennie perdue. Mais j’espérais mieux, cette fois-ci, avec le recul, l’expérience, l’évaluation et la prise en compte des erreurs.
Pendant la décennie Charest, le Québec a fait du surplace; pendant la huitaine de Legault, le Québec s’est enfoncé.
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Diriger un État, une nation, n’est pas une récompense, c’est un lourd devoir.
Fonder un parti et l’amener au pouvoir est certainement une réussite sur le plan personnel et sur celui de la politique partisane. Ce n’est en aucun cas une marque de l’avancement d’une société et de l’amélioration de la vie de celles et ceux qui l’habitent. En fait, l’histoire a montré que ça peut très bien être l’inverse.
La quasi-unanimité dans les hommages rendus à celui qui aura été le pire premier ministre de notre histoire politique moderne est révélatrice d’une proximité malaisante entre le politique et les médias au sein d’un microcosme un peu trop étroit, ou à tout le moins d’une culture politique qui souligne davantage la persistance, même dans la médiocrité, que les résultats.
Je sais, on n’est pas censé dire ça quand un politicien fait son dernier tour de piste. Mais sinon, on le dira quand?
La CAQ est une météorite qui aura traversé notre ciel politique avant de s’écraser et probablement disparaître, non sans causer de dégâts.
Alors que François Legault s’apprête à laisser sa place, alors que des élections auront lieu dans quelques mois, il me semble nécessaire de rappeler à grands traits qu’on n’a plus besoin de ce genre de politiciens, qu’on se porterait mieux sans eux, et que le Québec mérite mieux.
Il n’y rien qui définisse davantage la courte vue et le manque d’imagination politique que cette publicité électorale de la CAQ en 2022, dans laquelle une vieille dame sans éducation était certaine que « personne n’aurait pu faire mieux ».
C’est avec ce mélange d’arrogance, d’ignorance assumée et de refus de s’améliorer qu’on nous a gouvernés pendant huit ans, et il faudrait en plus dire merci?
C’était peut-être « le plus grand honneur » pour François Legault d’avoir été premier ministre.
Mais si j’étais à sa place, je quitterais la tête basse, gêné d’avoir gaspillé une si belle occasion d’améliorer la vie de millions d’entre nous.
Bonne retraite, et ne revenez surtout pas.
-30-
Ce texte fait 3009 mots, soit environ douze pages d’un livre. Je m’appelle Patrick Déry. J’écris pour vivre et je rêve d’un peu mieux pour chacun de nous.
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Excellent texte! Enfin un journaliste qui n'hésite pas à formuler une critique réfléchie de François Legault. Ayant oeuvré presque que quarante ans dans le monde de l'éducation, je me désole de voir à quel point ce gouvernement à empirer la situation.
Pour la pandémie, le commentaire que j'entends le plus souvent depuis 3 ans est: "pourtant François Legault était bon pendant la pandémie." Non, pour moi, il a aussi été mauvais pendant la pandémie. En 2021, j'ai publié un texte dans LaPresse intitulée "La gestion LAPIN du gouvernement Legault." L pour lenteur; A pour ageisme; P pour paternalisme; I pour incohérences; N pour naïveté.
Je ne suis pas prêt à oublié tous ces personnes âgées qui ont été enfermé des mois dans leurs chambre sans pouvoir voir leurs proches, tous ceux qui ont dépérit à vue d'oeil et ceux qui sont décédés seules. Pendant cette période, ma mère âgée et malade, était certaine de mourir sans être accompagné de ses enfants.
François Legault aurait pu éviter beaucoup erreurs tragiques s'il avait fait appel au Dr. Liu, une sommité mondiale, ancienne directrice de médecin sans frontières. Mais non, il l'a disait "ingerable." Traduction: il ne voulait pas être contester. Cet entêtement a vouloir tous contrôler, ce refus de reconnaître la valeur essentielle de la dissendence en démocratie, est le reflet de l'ensemble de son oeuvre.
Merci! Il faut pas oublier le fait que Legault & son CAQ a hérité un surplus budgétaire (et qu'il l'avait gaspillé en partie pour acheter les votes plus tard pcq c'était plus rentable pour lui de sin bien aimé project d'éducation)